Baños

Nous sommes en plein coeur de l’Equateur, dans la capitale de la canne à sucre,  des cascades et du tourisme.
Impossible de faire toutes les activités proposées durant les quelques jours que nous avons passé ici.

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L’ambiance de la ville est agréable et reposante.  Certe la ville est très touristique mais c’est un tourisme international et surtout national.  Les vendeurs ne sont pas insistants,  voire agressifs comme ils ont pu l’être au Pérou. Les prix restent dans une normale acceptable et le touriste n’est pas la vache à lait.

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D’ailleurs,  pour contrer les abus, la ville a imposé des prix notamment pour les repas au marché.  Ainsi la bataille à lieu sur la qualité de la cuisine,  non sur son prix. (il est en effet possible de manger une assiette équilibrée pour 2 dollars,  dans un marché couvert,  des vingtaines de stand proposent tous le même repas).

Pour les amateurs de canne à sucre,  tous les matins des stocks entiers sont découpés,  prêt à être consommmés.  Un délice.

Les activités ne manquent pas; randonnée,  canyoning,  rafting,  équitation,  cyclisme,  saut à l’élastique,  canopi,  tarapita ( j’explique plus loin) et tours dans la ville,  le touriste ne s’ennuie jamais !

Nous commençons les réjouissances par une bonne rando de plusieurs heures durant laquelle nous bénéficierons d’un panorama superbe sur la ville et son volcan.  Il pleut mais la chaleur permet de passer outre.  Comme souvent dans cette partie du monde,  les chiens sont libres,  du coup un ami canin nous accompagne durant tout le chemin.

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Par la suite,  nous faisont un tour des nombreuses cascades de la région.  La visite se fait en ‘chiva’,  un gros camion aménagé en bus à touristes. Se qui le rend si unique est l’équipement sonore dont il est doté (une boite de nuit ambulante) , de la vitesse à laquelle le conducteur roule et de son armature en bois de toute les couleurs.

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Le tour sera inoubliable et fort en émotions.
Les paysages sont époustouflants,  notamment aux pieds des cascades. 
Pendant le tour,  le guide propose aux plus téméraires de faire de la canopi ou de la tarabita.
La canopi est une descente à plat ventre, sur un fil tiré de chaque côté d’un canyon,  une tyrolienne horizontale donc,  à quelques 200m de hauteur sur…. 450m de longueur  !  Le tout au dessus des cascades.
La tarabita est sur le même principe dans une cabine.

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Sensations garanties,  arrêt cardiaque assuré !
On en prend plein les yeux,  plein le corps,  et plein les oreilles au plus près des cascades.

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Nous nous balladons dans le canyon et sa jungle.

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La végétation est luxuriante et des orchidées sauvages s’offrent à nous. Tout comme la faune extraordinaire et ses colibris.

Gros éclats de rire quand un perroquet nous imite,  poussant même le mimétisme aux fous rires qu’il émet à la perfection. Hilarité contagieuse.

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Le clou du séjour reste la ballade en quad.  Pour notre baptême,  nous sommes partis à l’assaut de la montagne. Le temps est passé comme un éclair,  et déjà nous devons rentré.
Déjà nous repartons sur la route,  déjà nous reprenons le bus.

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Baños restera une étape coup de coeur,  c’ est indiscutable.

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Riobamba

Nous aurons fait un passage éclair dans cette ville.
Nous pensions pouvoir prendre le train mais celui-ci ne circule qu’en fin de semaine.  Dommage…

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Pour se consoler nous gagnons un défilé de carnaval et une bonne coupure de courant qui durera toute la soirée.
Au petit matin, nous prenons le bus en direction de Baños, ville très connue en Équateur pour le tourisme et ses paysages de cascades.

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Alausi

Nous arrivons dans une petite ville de province qui ne doit sa renommée qu’aux trains qu’elle possède.

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Le train en Équateur n’a qu’une vocation touristique.
Mais les Equatoriens en sont fiers car c’est le réseau le plus alambiqué et le plus difficile d’Amérique du Sud.
Il parcours le flanc des montagnes au pied des ravins et monte ou descend celles-ci par un système de zigzag et d’aiguillages.

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L’expérience train près du ravin est sensationnelle,  nous avançons dans l’air au rythme d’un escargot de formule 1. Le temps de bien profiter du paysage et du vide !

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Le terminus du train s’appelle ‘la narine du diable’,   un nom bien  accrocheur pour une montagne découpée par le chemin de fer.
Nous sommes accueilli par des locaux en tenue traditionnelle en train de danser une gigue toute aussi traditionnelle sur le parvis de la gare.

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Des sandwichs ont été préparé pour les valeureux voyageurs qui ont bravé le vide et un belvédère a été aménagé au sein d’une cafétéria pour les appétits nécessitant plus qu’un sandwich..

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Après une petite pause à profiter du paysage,  de la fraicheur et des danses,  nous revoilà parti dans le sens opposé.
Et à peine arrivé, nous filons direction Riobamba,  un petit village au nord d’ici,  sur la route de Quito.

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Cuenca

Nous séjournons quelques jours dans une ville magnifique et pleine de vie.
Cuenca est la 3ème plus grande ville d’Equateur mais totalement opposée à ses grandes soeurs,  ici il fait bon vivre,  la ville est sécure,  les bâtiments sont colorés et restaurés.

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Nous profitons un maximum de l’ambiance et de la douceur du climat pour faire un tour dans la ville et parmis ses multiples musées.
Musée de la banque nationale qui retrace l’évolution du peuple Equatorien,  musée des panamas (les chapeaux de madame de Fontenay),  musée d’art moderne et visite d’un couvent de nones.

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Le plaisir des ballades dans la ville est ponctué de gourmandises vendues par des vendeurs ambulants (très courant),  noix ou lait de coco,  mangue découpée prête à être dégustée,  bâtonnets de canne à  sucre,  et pleins d’autres bonnes choses ! 
Le plaisir en est découplé depuis que nous ne sommes plu à la merci de nos troubles intestinaux.

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Nous sommes en pleine période d’élections,  les rues sont régulièrement assaillies de manifestations,  allant des marches avec banderoles en passant par des fanfares pleines d’entrain.

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Les gens sont agréables et chaleureux.  L’image du touriste ‘vache à lait’  s’estompe enfin,  ou peut être sommes nous plus vigilants dès qu’il s’agit de payer.

Ces 3 jours sont passés très vite et déjà nous voilà repartis vers une nouvelle destination.  Prochaine étape Alausi,  nous allons y prendre le train.

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Guayaquil

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La ville est étonnante !
Notre première étape en Équateur se fait dans une des agglomérations les plus dangereuse du pays.
Nous restons vigilants à chaque sortie de l’hôtel car les vols à l’arracher sont nombreux et notre plus belle parade est de ne rien avoir avec nous,  juste un peu de liquide.  Les sorties ‘photo’  se font avec le sac bien attaché et de jour en plein centre ville.
La dernière mode du vol ici est de badigeonner le tee-shirt d’une victime avec du ketchup.  Celle-ci affolée retire le futur butin pour se nettoyer et hop,  la disparition du sac se fait en quelques secondes.
Tempis pour eux,  on kiff le ketchup ! Nous ne lacherons pas notre sac !

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Le temps est chaud,  très chaud et humide.  Il pleut beaucoup,  ce qui explique la luxuriante végétation dans la ville.

Les quartiers sont bien délimités.
Des immeubles délabrés aux quartiers les plus huppés,  une seule route fait frontière.

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Nous ne pourrons pas tout visiter mais nous passerons par le ‘malecón 2000′, des docks réaménagés en esplanade tout comme Juppé l’a fait à Bordeaux,  presque aussi long.

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Nous passons par le musée des arts ethniques & contemporains,  qui en plus d’être gratuit et magnifiquement aménagé.

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Un petit passage par la place ‘Simon Bolivar’ nous émerveille.
Surplombée par une cathédrale,  ce joyau vert est la place réservée d’un troupeau d’iguanes.  Je vous parle bien de plus d’une trentaine de tête qui se chauffe au soleil. 
Toutes les couleurs,  toutes les tailles.
Les visiteurs sont conquis et s’en donnent à coeur joie pour immortaliser le cheptel. 
Quelques tortues traînent aux alentours des lézards espérant leur voler la vedette.  Mais seuls des écureuils peu farouches détournent l’attention des touristes,  espérant leur chaparder des chips ou des flocons de popcorn.
Pour compléter le tableau,  un orchestre de policeman joue dans le kiosque du parc des airs mouvementés d’une salsa.  Énorme !

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Nous essayons de partir pour les galapagos mais le voyage est trop compliqué à arranger et surtout très cher.
L’avion est inaccessible,  seul le bateau est possible mais les départs sont trop espacés. Et puis sur place encore 100$ pour fouler la réserve.
Ce sera pour une autre fois,  nous sommes un peu déçu mais déjà tellement heureux de vivre cette aventure.
En parlant d’aventure,  nous filons sur Cuenca,  3ème grande ville de l’Equateur.

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Tumbes

Tumbes est la dernière ville avant la frontière et comme beaucoup de villes frontalières,  elle en est plus dangereuse.
Les Equatoriens se mélangent aux péruviens et les aggressions dans les taxis ou en ville sont régulières.

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Le centre ville est tout petit et malgré une apparente tranquillité, il est fortement déconseillé aux touristes de sortir l’appareil photo ou autre.

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Nous suivons la règle mais nous ne pouvons totalement pas repousser l’envie de vous faire partager quelques clichés.

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Nous mangeons ici pour la dernière fois un menu complet pour 7soles (2€50) car dès demain,  nous vivrons notre aventure en dollars.  Direction Guayaquil.

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Mancora

On nous a promis vol,  drogue,  pute,  soleil et surf.
Au final,  on aura rien de tout ça !

Ah si le surf !

Mancora est la destination balnéaire du Pérou,  ‘the place to be’ !
C’est un Lacanau péruvien archi connu lui aussi pour les compétitions de surf.

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Bananiers,  sable fin,  nous ne bénéficions pas du soleil,  parti en vacances. 
Le ciel est gris mais la chaleur intense,  presque irrespirable et la brise maritime se fait trop rare pour être agréable.
Seules la baignade et la douche nous rafraîchissent quelques heures et la climatisation nous manque comme jamais.

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La ville malgré toute les mises en garde entendues est plutôt paisible et sereine. Les attrapes-touristes sont nombreux mais ils représentent le lourd tribu du Pérou pour son développement.

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Nous marchons dans une foule en bikini et torse nu,  les claquettes sont redevenues à la mode.  De nombreux surfeurs colonisent la ville par attroupement et nous découvrons des péruviens à la mode ‘point break’ planche sous le bras.

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La chanson ‘kokomo’  des beach boys hantera nos jours de plage et même si nous ne sommes pas dans ‘cocktail’ ,  nous passons deux jours des plus paisibles. 
Nous nous gavons de mangues et de bananes dont les gouts n’ont jamais été aussi intenses et si vrais.

Nous sommes comme au paradis,  et nous profitons de ces derniers moments au Pérou avant de découvrir l’Equateur.
Direction Tumbes,  la dernière ville du Pérou avant la frontière.

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Chachapoyas

Nous voilà en route vers les portes de l’Amazonie, dans la partie haute du Pérou.  Chachapoyas ou ‘les guerriers des nuages’,  se situe en altitude au coeur même des brumes et de la jungle qui recouvrent les montagnes.

Debout à 3h30 du matin,  ouille ça pique…  Nous quittons la ville qui n’a pas dormi pour cause d’une fête locale et nous dirigeons vers la compagnie de bus,  parmis les fêtards éméchés et titubant,  parfois gerbant le long de la route.

Pour atteindre Chachapoyas depuis Cajamarca,  seule une compagnie de bus proposait le voyage.  Voilà qui est bien extraordinaire car le plus souvent la concurrence est rude et le choix est important.
La charmante hotesse nous informe que le trajet (d’une durée de 16h pour moins de 300km) et sa route ne  sont pas possibles aux gros bus des autres compagnies.
Nous découvrons au départ,  le mini bus en question et un doute s’immisce dans notre esprit.
Le nom de la compagnie : virgen del Carmen (notre dame de carmen) sera l’ultime signe révélateur des kamikazes de la route qui nous proposent le voyage.

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Au moins 12h sur les 16h proposées,  ont été les plus effrayantes de nos vies.  Nous avons l’habitude de la montagne,  des routes en lacets à flanc de ravin mais ici c’est un autre monde,  où la route n’est pas route mais chemin de terre,  où la barrière de sécurité n’existe pas,  où le double sens n’est pas possible et où le conducteur klaxonne à chaque virage de peur de se prendre un autre véhicule roulant aussi vite que lui.

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Les roues arrières sont le plus souvent à moitié dans le vide (surtout dans les virages) ,  et le bus passe au centimètre près contre la pierre à l’opposé (pour info,  il n’a pas de rétroviseurs,  ni à gauche,  ni à droite ).
A chaque voyage,  le bus de la ‘carmen’  remercie dieu de l’avoir porté indemne aux coeurs des nuages,  car le temps est un atout précieux pour réaliser le périple et jamais la nuit,  vu les conditions.
Nous aurons la chance d’arriver entiers vers 18:30, ceux du lendemain arriveront après 20:30 à cause de la pluie.

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Chachapoyas est une ville plus sereine que les 6 ou 7 précédentes,  les gens sont agréables et le tourisme bien que porteur,  n’a pas encore perverti ce coté des montagnes.
Les habitants ont des traces du passé,  ils sont plus grands et blancs que les autres péruviens.  (spécificité génétique de la région).

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Nous décidons de découvrir Kuelap,  un site archéologique voué à une reconnaissance aussi grande que le machupicchu. 
Découvert depuis peu,  il offre une visite splendide et inoubliable au sein du peuple des nuages.  Les constructions sont encore en bonnes états et la forteresse est impressionnante de par sa taille et sa longueur.
Cette forteresse et le peuple qui l’habitait sont les derniers vestiges des guerres de la colonisation,  les Chachapoyas furent les derniers à se soumettre aux hispaniques après de nombreux massacres.

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Le site est bien entretenu et se fond dans une végétation dense digne de la jungle plus bas.  Le temps est tropical,  il fait chaud mais nous ne serons pas gâtés,  la pluie s’ est invitée à la fête.

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Le guide nous ayant pris en sympathie,  articule et parle lentement facilitant notre compréhension,  le reste du groupe (péruvien)  étant trop occupé à se photographier tour à tour devant chaque centimètre de pierre ou d’herbe,  sans prendre peine à la présence de celui-ci.

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Notre journée se boucle par un départ pour la suite.  Nous descendons les montagnes vers la plage sans escale. 
Direction Mancora,  le ‘Lacanau’  du Pérou,  plage,  sable,  soleil,  chaleur,  noix de coco et papaye à volonté.

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Cajamarca

Jb est en vacances donc c’est Max qui prends le relais des newsletters !

Une petite parenthèse est obligatoire à ce moment de l’aventure car nous avons une vision plus globale du Pérou, depuis un mois que nous le traversons tout en le comparant aux autres pays du voyage !

De tout les pays , le Pérou est l’endroit où les gens sont les plus fourbes à la limite des voleurs même !
Il faut toujours tout vérifier :
- les prix sur la carte au restaurant
- l’eau chaude 24/24
- internet qui n’est pas qu’une promesse,
- la monnaie rendue après un achat,
- l’addition,
- constamment vérifier ses poches ( une vieille de 65 ans à qui j’ai laissé ma place dans le bus, a voulu me voler mon porte-feuille ! ENORME),
- il faut toujours batailler pour 5 ou 10 soles (2-3 euros), certes une modique somme pour nous , mais c’est toujours incessant !

Si on commence à baisser sa vigilance, on se fait entuber de TOUS les côtés : bouffe, logement, transport, l’eau , les entrées aux sites payants et même les circuits touristiques.

Loin de là, l’envie de vous dégouter du Pérou car il possède un grand nombre de richesses d’autres formes mais il va s’en dire que je garde avis mitigé lorsque je me remémore ce dernier mois !
Fin de la parenthèse.

Une nouvelle journée se lève dans l’aventure et nous nous préparons à prendre le bus pour Cajamarca, ville située sur les hauts plateaux du nord du Pérou à 2700 mètres d’altitude !
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Initialement, le trajet aurait dû durer 6 heures mais il en mettra 8 !

Le bus , dans les temps, est tout proche des faubourgs quand à notre grande surprise nous sommes bloqués.
Un camion chargé de sable, a foncé dans un panneau publicitaire et celui-ci bloque la route avec le chargement de sable qu’il transportait. La circulation en pleine montagne est simplement coupée pendant deux bonnes heures !
Événement qui démontre le peu de moyens et la réactivité du pays, combiné à la difficulté du relief cruel dans toute la longueur du Pérou.
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Route débloquée et bagages récupérés, direction (comme dans 99% des villes Péruviennes ) la Plaza des Armas , pour débusquer une auberge et par la suite organiser notre sortie du lendemain vers les sites touristiques conseillés par le guide ( nécropole de otuzco, fabrique de fromage ).

Nous nous attarderons peu dans la ville, il est déconseillé dorénavant de sortir des sentiers battus.
Fini ! les ballades à se perdre dans la ville inconnue. Fini ! Tablettes et appareil photo attisant la convoitise.
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9h30, direction un petit déjeuner d’ANTHOLOGIE :
assis à une table, à l’intérieur d’un pseudo-restaurant avec un pseudo petit déjeuner affiché 5 soles à l’entrée, une mendiante fait blocage devant notre table pour nous regarder manger !
Etant compatissant à sa détresse, nous lui offrons notre pain !
Nous nous contenterons de la malheureuse et unique biscotte restante dans notre assiette. Le pseudo petit déjeuner se compose avec cet herzast de pain, d’un concentré de café pré-préparé à diluer dans de l’eau ou du lait bouillant et d’un jus de papaye.
« l’addition demandée » quand nous partons sera de 22 soles car on avait demandé du lait avec le café (ENORME 100% d’augmentation, 5+5 = 22, c’est bien connu ).
Le coup de la vache a lait on nous l’avait jamais fait avec autant de brio !
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Dans la journée nous visitons la nécropole d’Otuzco.
Lieu funéraire des bourgeois pré-incas dont les corps, après avoir séchés dans des tombes normales dans la vallée, se retrouvaient rapatriés dans ce bloc de granit. Des petites fenêtres taillées dans la pierre jouant le rôle de sépulture.
(comme les hotels en alcôves du Japon, mais pour les morts au Pérou : dixit Jb)
Nous ferons ensuite une ballade dans un jardin d’ortensia, et une visite dans une fabrique de fromage, confirmant nos craintes occidentales : fromage à éviter aussi…
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Retour en ville pour diner et repos car demain c’est l’Amazonie pour rejoindrela Chachapoyas, 278 kilomètres ,14 heures de bus ( une nouvelle fois « ENORME ») ce sera peut-être un bus-lama …..
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A suivre …..

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Chiclayo

Chiclayo fait partie des villes qui nous aura le moins emballé.
Certains quartiers sont peux fréquentables et les regards vers les touristes sont envieux et insistants.

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Nous passons la journée dans un tour afin de découvrir le temple du seigneur de Sican,  et les techniques des civilisations pré-inca.
Notre route nous amène au bosquet de Pomac,  sanctuaire historique dont 90% de l’or préhispanique en fut extrait.
Les habits et bijoux de cette périodes sont incroyables et merveilleux.

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Nous visitons le musée Brüning,  à l’architecture contemporaine et aux milles tresors,  qui comme les 3/4 des musées ici,  interdisent les photos.

Au retour à l’hôtel, nous ne trainons pas dans les rues (il fait nuit dès 6h), et nous nous préparons à notre prochaine destination vers la montagne : Cajamarca.

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Trujillo

Trujillo est une ville où les conditions climatiques sont exceptionnelles.
C’est un printemps perpétuel dont les températures ne descendent pas sous 15°c mais dont les précipitations sont rares et torrentielles.

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La ville est accueillante et le centre ville est un des rares à ne pas être dénaturé par des panneaux publicitaires. Les murs arborent toutes les couleurs de l’arc en ciel et même la cathédrale est d’un jaune éclatant.

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Les quelques jours passés ici,  nous permettent d’approfondir nos connaissances sur la civilisation ‘moche’,  culture précolombienne contemporaine aux nazcas. Nous passons par les temples du soleil,  de la lune et le palais chan chan,  qui ont subi les ravages du temps et des intempéries.

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C’est aussi l’occasion de faire un tour à Huanchaco,  une ville de pêcheurs qui utilisent des techniques ancestrales de pêche à bord de ‘caballitos de totora’  (chevaux de roseaux).
Et aussi l’occasion de nous baigner dans le pacifique. :-)

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C’est deux jours passent rapidement et nous sommes déjà en route vers notre prochaine destination : Chiclayo.

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Huaraz

Changement de décor et surtout d’ambiance.
Nous passons quelques jours à Huaraz dans la région d’Ancash,  bien connue pour son destin tragique dans les années 70.

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La ville n’a rien de jolie,  aucune construction de caractère,  aucun monument historique,  et pour cause,  la vallée à du mal à se reconstruire depuis le tremblement de terre.

70 000 personnes ont trouvé la mort en une nuit,  à la suite du séisme,  provoquant à son tour une gigantesque coulée de boue,  recouvrant entièrement le village voisin de Yungay.  Seul 10% des constructions de la vallée furent épargnées.

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La géographie expliquant à elle seule les dommages.  Nous sommes dans un gouffre entre la cordillère blanche et la cordillère noire,  d’Est en Ouest. La cuvette mortifère fut ensevelie par les roches,  la boue et les eaux.

Nous visitons la région en passant par Yungay.  Ce village est un cimetière entier dont les corps n’ont pas été deterrés devant l’ampleur de la tâche.  Les autorités en ont fait un lieu de culte et reconstruit la nouvelle communauté dans des lieux plus sécures.  L’ironie du destin voudra que seul l’ancien cimetière fut épargné,  il est devenu l’entrée principale du sanctuaire.

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Les péruviens,  identique à eux-même,  en ont fait un lieu touristique (et payant donc) inclu dans les ballades de la région.

La cordillère blanche est magnifique,  elle doit son nom à la roche qui la compose et aux neiges éternelles qui l’habillent.
C’est le massif tropical le plus haut du monde avec un sommet de 6700m du mont Huascarân.
Cette vallée regorge d’un patrimoine archéologique plein de mystères qui selon certains chercheurs serait le berceau des civilisations péruviennes.

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La civilisation Chavin serait la mère de beaucoup d’autres et le temple que nous découvrons fait partie du patrimoine de l’humanité.
Leur ingéniosité et l’architecture du temple montrent déjà les astronomes et grands architectes en devenir du peuple inca. Ils sont aussi à l’origine des dessins et totems d’homme et d’hybrides d’animaux qui se retrouvent ensuite sur les façades des temples et les stèles sacrées.

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Durant ces deux jours dans la région,  nous goûtons aux guabas,  les douceurs locales.  Dans une cosse énorme digne de ‘jack & le haricot magique’,  se trouvent des graines enrobées de coton blanc.
Ce duvet est chargé d’eau sucrée avec un arôme de fleur et se détache sans peine de la graine. Les premières fois sont étranges,  comme celle de manger un pull tellement la texture s’en approche.

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Durant ce séjour,  nous retrouvons la sympathie et la bonne humeur péruvienne.  Les petits restaurants à l’ étalage pullulent et vous permettent de manger dignement pout 1€. Les gens sont ouverts et agréables même si le rapport à l’argent est toujours le point central.

Nous quittons Huaraz de nuit en direction de Trujillo,  ville du printemps éternel.

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Lima

Nous garderons un avis mitigé concernant Lima.  La ville est magnifique sous pas mal d’aspect mais se trouve pervertie par sa population et son tourisme.
Le beau côtoie le pire et la sympathie péruvienne est entachée par la filouterie d’un système plus ou moins corrompu par l’argent et l’affluence massive des touristes.
Le monde est gouverné par l’argent et l’adage est d’autant plus vrai ici.

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Vous êtes au Pérou mais à peu de choses près,  c’est comme au Maroc,  vous passez votre temps à discuter les prix faits à la tête du client.
Tout est fait pour banquer et la discrimination se fait à la couleur de peau.
Depuis notre départ,  nous n’étions pas tombé sur un pays qui fasse payé aux touristes le double des prix proposés aux locaux.
Et ce n’est pourtant pas le Pérou le plus pauvre de tous.

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Pour éviter d’être pris pour des pigeons,  nous avons trouvé la technique,  éviter les touristes.
Nous avons visité un Lima alternatif dans lequel nous avons trouvé le quartier chinois, le marché couvert et des avenues peuplées de… Péruviens… .

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Les grandes places principales de la ville sont encore illuminées pour Noël et l’architecture est  magnifique.

Nous visitons le temple de pachacamac,  sanctuaire inca dont le temple du soleil donne face à l’océan. (enfin ce qu’il en reste)…

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Mais nos plus belles balades restent les sorties improvisées,  durant lesquelles nous finissons sur la plage parmis les péruviens,  ou dans un bus la musique à fond,  plein de bonne humeur.
Les moments où nous trouvons des restaurants qui nous servent des mets délicieux et pas chers,  ou des baraques à  churros extra,  au coin d’une rue.
Lima nous aura plu pour le bon vivre,  pour les gens qui prennent le temps et qui évitent les chemins trop fréquentés.

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Odile,  notre amie bordelaise,  est restée toute cette semaine avec nous.  Et quel plaisir de partager ces moments.

Lima n’est pas tout rose et l’insécurité existe parfois sur le pas de la porte.  Nous restons vigilants malgré tout.  Les expériences que nous échangeons avec d’autres français ne sont pas toutes roses et certains se font plumés…

Au départ d’Odile,  nous profitons un ultime jour sur la capitale puis nous partons vers la campagne.  Retour à la montagne,  direction la cordillère blanche à Huaraz.

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Direction Lima

Le voyage Cusco – Lima ne représente que 1100 km.
Mais pour les routes péruviennes avec leurs bus toussant de vieillesse,  il faut compter le double pour en estimer la durée.
Nous avons ainsi effectuer le voyage en bus le plus long de notre vie…  23h de trajet,  dont 40 min de pause,  une unique fois au milieu.

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Éprouvant,  éreintant,  nous avons subi le froid comme la chaleur étouffante entre la nuit et la journée.
Nous avions les plus belles places,  à l’endroit stratégique rêvé,  à proximité des toilettes. 
Subissants les allers-retours incessants des badeaux de plus en plus malades sur la route montagneuse.  Les odeurs d’urines,  de fèces et de dégueuli émanant du local au moindre courant d’air qui aurait pu être salutaire face à la chaleur.

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Nous en avons eu pour notre argent,  le billet à 80soles de base,  se retrouve à 140soles pour la semaine après le jour de l’an. (26€/45€).
Mais l’aventure ne s’arrête pas là…
Habituellement dans ce genre de trajet,  même en classe économique,  sont inclus le repas avec boisson et le petit déjeuner. (nous roulons de nuit).
Voilà que pour cette fois,  le petit déjeuner ne vient pas.
Nous nous rendrons compte étant au bout du bus,  que le Stewart à qui est dévoué la tâche,  détourne les plateaux du petit déjeuner pour aller ensuite les revendre dans un autre voyage…  Sous la menace d’une action,  nous le contraignons à distribuer les plateaux à toutes les personnes du bus,  qui comme nous ne s’étaient rendues compte de rien.  A quelques minutes de l’arrivée,  le voilà qu’il distribu de la bouffe que nous aurions dû avoir 12heures avant.
Pour ne pas en rester là,  nous sommes partis le dénoncer au directeur de la compagnie dès notre arrivée.
Apparemment ce genre de délit est courant au Pérou,  mais les péruviens ne disent rien..
Nous nous remettrons de cette mésaventure dans la douceur de la soirée et en découvrant la magnifique auberge qui nous accueille.
Un havre de paix au sein du centre ville de Lima. 

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Dans un ancien musée transformé en hotel,  nous voilà dans une batisse de caractère.  Mais c’est surtout le patio qui nous émerveille.  Un habillage de lierre recouvre les chambres et parmis la végétation, des aras,  des tortues et un couple de paon en liberté.  Une véritable arche de Noe dans le luxe,  le calme et la volupté.  Le temps est à la détente en contraste avec l’agitation à l’extérieur.

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Nos chambres sont dignes de la beauté d’un hotel particulier parisien,  et les statues peuplent les douches et couloirs.
Nous profiterons un maximum de la beauté du lieu durant notre semaine à Lima.

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Pisac

Nous revenons dans les alentours de Cusco afin de continuer notre aventure.  Et pour profiter de la beauté des paysages, nous allons dans un petit village non loin de là accompagnés par Odile,  la bordelaise que nous avions rencontrer les jours plutôt.

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Pisac,  à l’instar d’autres villages,  subi l’affluence des touristes venus visiter la montagne chargée des traces de la civilisation inca.

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Comme pour tout au Pérou,  la marche au sein de la montagne est payante.
Le pays taxe gentillement les touristes la bagatelle de 170 soles,  55€, un billet permettant l’accès aux zones de ruines.
Peu importe,  nous prendrons des chemins alternatifs pour profiter de la montagne ‘gratis’.

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Durant notre escapade,  un compagnon canin se joindra au trio,  profitant d’un peu d’humanité et des restes du casse croute.
Comme ailleurs,  les chiens abandonnés sont légions ici,  et tentent de retrouver un certain rapport avec des humains qui les ont oubliés.
Il gambadera 6hoo avec nous,  jusqu’à la fin,  comme un guide-mascotte ouvrant les chemins inconnus.

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Nous vivrons une ballade magique dans des paysages enchanteurs,  durant laquelle nous foulons la route créée par les incas il ya déjà plusieurs siècles.
Le panorama est toujours aussi exceptionnel,  impossible de s’en lasser.  Les brumes éparses se balladent et frôle les reliefs,  transformant le paysage à chaques minutes.

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Au retour de notre ballade en début d’après midi, nous décidons de bouger vers la civilisation. 
La grande..
Après Cusco,  direction Lima.

Catégories: carnet de bord | 1 Commentaire